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Les 100 questions du permis de conduire 2026 : toutes les réponses expliquées

Vous avez entendu parler des 100 questions du permis et vous vous demandez exactement à quoi vous attendre le jour de l’examen pratique ? C’est une réaction tout à fait normale — on passe des mois sur le code, des dizaines d’heures derrière le volant, et puis on découvre qu’un examinateur va vous poser des questions à l’oral, juste avant ou pendant l’épreuve. Depuis la réforme de 2018, l’examen du permis B intègre en effet un volet de questions orales structurées autour de quatre grandes familles : la Vérification Intérieure, la Vérification Extérieure, la Sécurité Routière et les Premiers Secours. Pensez-y comme à la checklist d’un pilote avant le décollage : avant de prendre la route, on s’assure que le conducteur sait non seulement conduire, mais aussi comprendre son véhicule, anticiper les risques et réagir en cas d’urgence. Ces questions ne sont pas là pour piéger — elles sont là pour vérifier que vous êtes un conducteur complet, pas seulement un conducteur technique. Concrètement, l’examinateur en choisit deux parmi un référentiel officiel de cent questions, et attend de vous une réponse claire, précise, ancrée dans la réalité de la conduite. Dans ce guide, on passe en revue l’intégralité de ces 100 questions, catégorie par catégorie, avec les réponses attendues formulées simplement, les erreurs les plus fréquentes à éviter, et les méthodes de révision qui fonctionnent vraiment pour les retenir sans les apprendre bêtement par cœur.

En bref :

  • Depuis la réforme de 2018, l’examen pratique du permis B intègre une phase d’interrogation orale portant sur 3 questions tirées parmi les 100 questions officielles publiées par le ministère de l’Intérieur.
  • Ces 100 questions se répartissent en 4 catégories distinctes : Vérification Intérieure, Vérification Extérieure, Sécurité Routière et Premiers Secours.
  • Le jour de l’examen, le candidat répond à 1 question de vérification (intérieure ou extérieure), 1 question de sécurité routière et 1 question de premiers secours.
  • L’épreuve orale rapporte jusqu’à 3 points sur le total de l’examen pratique, ce qui en fait un levier non négligeable pour valider son permis.
  • Toutes les questions sont publiques et accessibles gratuitement sur le site du ministère de l’Intérieur — aucune surprise possible si l’on révise sérieusement.
  • Les erreurs les plus fréquentes à l’oral portent sur les gestes de premiers secours (DAE, position latérale de sécurité) et sur les niveaux de liquides à vérifier sous le capot.

À quoi servent les 100 questions du permis de conduire ?

La réforme de 2018 : pourquoi l’oral a-t-il fait son apparition ?

Vous vous souvenez peut-être que, pendant longtemps, l’examen du permis de conduire se résumait à une phase de conduite, point final. L’inspecteur montait dans le véhicule, vous donniez vos instructions, et c’est la façon de conduire qui était évaluée. Mais depuis la réforme de 2018, les choses ont changé — et pour de bonnes raisons.

L’idée derrière cette évolution est simple : connaître le code de la route ne suffit pas. Un conducteur responsable, c’est quelqu’un qui connaît son véhicule, qui sait repérer une anomalie avant qu’elle ne devienne dangereuse, et qui sait quoi faire si un accident se produit devant lui. C’est exactement ce que l’épreuve orale cherche à évaluer.

Avant 2018, la vérification du véhicule se faisait de façon moins structurée, souvent réduite à quelques questions informelles. Désormais, l’examinateur pose 3 questions orales précises au candidat, tirées parmi les 100 questions officielles publiées par le ministère de l’Intérieur. Ces questions couvrent la connaissance du véhicule, les risques routiers et les gestes de secours.

Pourquoi cette importance accordée aux Premiers Secours ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En France, on recense chaque année environ 45 168 blessés graves sur les routes. Beaucoup de ces drames auraient pu être atténués si les témoins présents sur place avaient su adopter les bons réflexes dans les premières minutes. Former les futurs conducteurs à ces gestes, c’est investir dans la Sécurité Routière à long terme. C’est un peu comme apprendre à utiliser un extincteur avant d’en avoir besoin : on espère ne jamais s’en servir, mais le jour où ça arrive, on est prêt.

Comment se déroule concrètement l’épreuve orale le jour J ?

Rassurons-nous tout de suite : l’épreuve orale n’est pas un interrogatoire. Elle dure environ 5 minutes sur les 32 minutes totales de l’examen pratique. C’est une conversation structurée, pas un piège.

Voici comment ça se passe, étape par étape. À la fin de la phase de conduite, l’examinateur demande au candidat d’effectuer une vérification — soit intérieure (dans l’habitacle), soit extérieure (autour du véhicule ou sous le capot). Le tirage est aléatoire parmi les 100 questions officielles. Le candidat doit alors montrer et expliquer le geste : par exemple, ouvrir le capot pour localiser la jauge d’huile et expliquer comment vérifier le niveau.

Ensuite, l’examinateur enchaîne avec 1 question de Sécurité Routière liée à la vérification effectuée. Si vous venez de vérifier les pneus, attendez-vous à une question sur les risques d’un pneu sous-gonflé. Enfin, une question de Premiers Secours clôture l’épreuve — par exemple, comment réagir face à une victime inconsciente.

⚠️ Attention : L’examinateur évalue la façon dont vous montrez le geste, pas seulement votre réponse verbale. Pointer du doigt la jauge d’huile en expliquant sa localisation vaut bien plus que de simplement dire « je vérifie l’huile ». Le geste physique est indispensable — entraînez-vous à le faire concrètement sur le véhicule de votre auto-école.

Les 4 grandes catégories des 100 questions : un tour d’horizon

Pour ne pas se perdre dans ces 100 questions, il est utile de les visualiser par catégorie. Voici un tableau récapitulatif qui permet de comprendre d’un coup d’œil ce que chaque famille de questions évalue :

CatégorieNombre de questionsCe que l’examinateur évaluePoints clés à retenir
Vérification Intérieure~25Connaissance de l’habitacle et des commandesVoyants, rétroviseurs, ceinture, feux
Vérification Extérieure~25Maîtrise des éléments mécaniques visiblesPneus, niveaux, feux, essuie-glaces
Sécurité Routière~25Compréhension des risques liés aux vérificationsConséquences d’une anomalie sur la conduite
Premiers Secours~25Réflexes d’urgence face à un accidentAlerter, PLS, DAE, numéros d’urgence
💡 Astuce : Toutes les 100 questions sont publiques et téléchargeables gratuitement sur le site du ministère de l’Intérieur. Il n’y a donc aucune raison d’être surpris le jour J — vous pouvez connaître à l’avance l’intégralité des questions susceptibles de vous être posées. C’est une chance rare dans un examen : profitez-en !
Infographie des 4 catégories des 100 questions du permis de conduire 2026 : vérification intérieure, extérieure, sécurité routière et premiers secours

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20 questions à choix multiple tirées des thèmes officiels (vérifications, sécurité routière, premiers secours). Cliquez sur votre réponse : la correction et l’explication s’affichent aussitôt.

Les 100 questions du permis : vérifications intérieures et extérieures

Vérifications intérieures : les questions les plus fréquentes et les réponses attendues

Commençons par l’intérieur du véhicule. On a tendance à l’oublier, mais l’habitacle est un véritable tableau de bord d’informations — à condition de savoir le lire. Les questions de Vérification Intérieure représentent environ 25 des 100 questions officielles, et elles portent sur tout ce que vous pouvez observer et manipuler sans sortir de votre siège.

Prenons les voyants du tableau de bord. Ces petites lumières colorées ne sont pas là pour décorer. Le voyant de pression d’huile (une sorte de lampe à huile stylisée) s’allume quand la pression chute à un niveau dangereux — si vous l’ignorez, vous risquez une casse moteur en quelques kilomètres. Le voyant de température du moteur signale une surchauffe : dans ce cas, il faut s’arrêter immédiatement et ne surtout pas ouvrir le bouchon de radiateur à chaud. Le voyant de charge batterie indique que l’alternateur ne recharge plus correctement — le véhicule peut s’arrêter sans prévenir.

Les rétroviseurs font également partie des vérifications intérieures incontournables. L’examinateur peut vous demander de montrer comment vous régleriez le rétroviseur intérieur ou les rétroviseurs extérieurs. La réponse attendue : ils doivent être ajustés à votre position de conduite, propres, et offrir la meilleure visibilité possible vers l’arrière et les côtés. Des rétroviseurs sales ou mal orientés, c’est un angle mort qui s’agrandit — et un risque d’accident qui augmente.

La commande des feux est un autre grand classique. Savoir allumer les feux de croisement, les feux de route, les feux de détresse ou les feux de brouillard — et surtout montrer physiquement où se trouve la commande — est indispensable. On voit régulièrement des candidats qui connaissent la réponse théorique mais cherchent la commande à tâtons le jour de l’examen.

La ceinture de sécurité et le réglage du siège conducteur complètent le tableau. Pour la ceinture, l’examinateur peut vous demander de vérifier qu’elle s’enroule et se déroule correctement, sans accroc. Pour le siège, il s’agit de montrer que vous savez l’ajuster pour avoir une bonne position de conduite : dos droit, bras légèrement fléchis sur le volant, pédales accessibles sans effort.

N° questionVérification demandéeGeste attenduErreur fréquente
1Voyant de pression d’huilePointer le voyant sur le tableau de bord et expliquer sa significationConfondre avec le voyant de niveau d’huile
2Voyant de température moteurIdentifier le voyant et expliquer la conduite à tenirNe pas mentionner l’arrêt immédiat du véhicule
3Voyant de charge batterieLocaliser le voyant et expliquer le risqueConfondre avec le voyant de frein à main
4Réglage du rétroviseur intérieurMontrer le geste de réglage et expliquer la bonne positionOublier de mentionner la propreté du rétroviseur
5Commande des feux de croisementActionner la commande et allumer les feuxChercher la commande sans la trouver rapidement
6Feux de détresseLocaliser et actionner le bouton de détresseConfondre avec les clignotants
7Vérification de la ceinture de sécuritéTirer la ceinture, vérifier l’enroulement et le mécanismeNe vérifier que la boucle, pas l’enrouleur
8Réglage du siège conducteurMontrer les réglages et expliquer la bonne positionOublier de mentionner la distance aux pédales
💡 Conseil : La meilleure façon de mémoriser ces gestes, c’est de les pratiquer physiquement sur le véhicule de votre auto-école — pas seulement de les lire sur une fiche. Demandez à votre formateur de vous laisser 5 minutes avant ou après chaque leçon pour vous entraîner à localiser et montrer chaque élément. Le geste ancré dans le corps, ça ne s’oublie pas.

Vérifications extérieures : ce que l’examinateur attend vraiment de vous

Sortir du véhicule pour effectuer une vérification extérieure, ça peut sembler intimidant le jour de l’examen. Mais avec un peu de méthode, c’est tout à fait maîtrisable. Les questions de Vérification Extérieure sont aussi nombreuses que celles de l’intérieur — environ 25 sur les 100 questions officielles — et elles portent sur ce que vous pouvez observer et vérifier autour du véhicule ou en ouvrant le capot.

Commençons par les pneus. C’est l’un des éléments les plus souvent tirés à l’examen. L’examinateur peut vous demander de vérifier l’état d’un pneu : usure des sculptures (la profondeur légale minimale est de 1,6 mm — en dessous, c’est une infraction), état général du flanc (pas de coupure, pas de bosse), et pression. La pression correcte se situe généralement entre 2 et 2,5 bars selon le véhicule — elle est indiquée sur une étiquette à l’intérieur de la portière conducteur ou dans le manuel du véhicule.

Les essuie-glaces viennent ensuite. On vérifie l’état des balais (pas de craquelure, pas de rigidité) et la propreté du pare-brise. Des balais usés laissent des traces et réduisent la visibilité sous la pluie — c’est un risque direct pour la sécurité.

Parlons maintenant des niveaux de liquides, accessibles en ouvrant le capot. C’est le geste qui fait le plus peur aux candidats, alors démystifions-le. Ouvrir le capot, c’est simple : on tire le levier situé sous le tableau de bord côté conducteur, puis on déverrouille le capot depuis l’extérieur. Une fois ouvert, on peut accéder à :

  • La jauge d’huile moteur : on la retire, on l’essuie, on la replonge, et on vérifie que le niveau se situe entre les repères MIN et MAX.
  • Le réservoir de liquide de frein : vérifier le niveau à travers le réservoir translucide.
  • Le réservoir de liquide de refroidissement : idem, niveau visible sur le réservoir.
  • Le réservoir de lave-glace : le plus simple à repérer et à remplir.
⚠️ Attention : Certains niveaux — notamment le liquide de frein et le liquide de refroidissement — ne doivent être vérifiés que moteur froid et véhicule à l’arrêt. Ouvrir le bouchon de refroidissement sur un moteur chaud peut provoquer des brûlures graves. Mentionnez-le systématiquement à l’examinateur : c’est une preuve de bon sens qui sera valorisée.

La vérification des feux est également au programme. Comment vérifier seul que ses feux arrière fonctionnent ? Plusieurs méthodes : le reflet dans une vitre ou une surface réfléchissante, l’aide d’un tiers, ou l’utilisation de la caméra de recul si le véhicule en est équipé. Pour les feux stop, il suffit d’appuyer sur la pédale de frein et d’observer le reflet. Enfin, la plaque d’immatriculation doit être propre et lisible — une plaque sale ou illisible peut entraîner une contravention.

N° questionVérification demandéeGeste attenduErreur fréquente
1État des pneus (usure)Montrer les sculptures et citer la profondeur légale minimale (1,6 mm)Oublier de citer la limite légale
2Pression des pneusExpliquer où trouver la pression recommandée et comment la vérifierNe pas mentionner la vérification à froid
3État des essuie-glacesToucher les balais et vérifier leur souplesse et leur propretéSe contenter de regarder sans toucher
4Niveau d’huile moteurOuvrir le capot, retirer la jauge, essuyer, replonger et lire le niveauLire la jauge sans l’essuyer au préalable
5Niveau de liquide de freinLocaliser le réservoir et vérifier le niveau entre MIN et MAXNe pas préciser la vérification moteur froid
6Niveau de liquide de refroidissementLocaliser le vase d’expansion et lire le niveauProposer d’ouvrir le bouchon moteur chaud
7Vérification des feux arrièreExpliquer la méthode (reflet, aide d’un tiers, caméra de recul)Ne pas savoir comment vérifier seul
8Lisibilité de la plaque d’immatriculationVérifier visuellement que la plaque est propre et lisibleOublier de mentionner la propreté

Sécurité routière et premiers secours : les 100 questions du permis décryptées

Questions de sécurité routière : le lien entre votre véhicule et la route

Ces questions ne sont pas des pièges. Elles portent sur des notions que tout conducteur devrait connaître — et elles sont toujours directement liées à la vérification que vous venez d’effectuer. C’est logique : si vous venez de vérifier les pneus, l’examinateur va naturellement vous demander ce qui se passe si un pneu est sous-gonflé ou usé.

Prenons quelques exemples concrets. Un pneu sous-gonflé augmente la surface de contact avec la route, ce qui entraîne une usure prématurée et un risque d’éclatement à haute vitesse. Il allonge également la distance de freinage : à 90 km/h sur route mouillée, celle-ci peut atteindre environ 130 mètres dans des conditions normales — elle s’allonge encore davantage avec un pneu défaillant. Un pneu usé, quant à lui, augmente considérablement le risque d’aquaplaning : les sculptures ne peuvent plus évacuer l’eau, le pneu « flotte » sur le film d’eau et le conducteur perd le contrôle.

Si la vérification portait sur les feux, les questions de Sécurité Routière porteront sur leur usage : quand allumer les feux de brouillard (visibilité inférieure à 50 mètres), à quoi servent les feux de détresse (signaler un danger ou une immobilisation), pourquoi les feux de route sont interdits en ville (éblouissement des autres usagers).

Voici une sélection de questions de sécurité routière fréquentes, avec les réponses attendues :

  • Quels sont les risques d’un pneu sous-gonflé ? — Éclatement, allongement de la distance de freinage, risque d’aquaplaning, surconsommation de carburant.
  • Quelle est la profondeur minimale légale des sculptures ? — 1,6 mm. En dessous, le pneu doit être remplacé.
  • Quand utilise-t-on les feux de brouillard avant ? — Par temps de brouillard, de neige ou de forte pluie, quand la visibilité est inférieure à 50 mètres.
  • À quoi servent les feux de détresse ? — À signaler une immobilisation d’urgence ou un danger pour les autres usagers.
  • Quel est le taux d’alcoolémie légal pour un conducteur novice ?0,2 g/L de sang, contre 0,5 g/L pour un conducteur confirmé.
  • Quels sont les risques d’un niveau d’huile insuffisant ? — Surchauffe du moteur, usure accélérée des pièces, casse moteur.
  • Pourquoi vérifier régulièrement le liquide de frein ? — Un niveau bas peut indiquer une fuite ou une usure des plaquettes, ce qui compromet l’efficacité du freinage.
  • Que faire si un voyant rouge s’allume au tableau de bord ? — S’arrêter dès que possible en sécurité et contacter un professionnel.
  • Quel est le rôle du Signal National d’Alerte (SNA) ? — Le SNA est un système de sirènes déclenché par les autorités pour alerter la population en cas de danger grave (catastrophe industrielle, attentat, etc.). Sur la route, si vous l’entendez, il faut s’arrêter, couper la radio et écouter les consignes officielles.
  • Quels risques présente un essuie-glace défectueux ? — Visibilité réduite sous la pluie, risque d’accident accru, infraction possible au contrôle technique.
💡 Astuce : Pour mémoriser les étapes des premiers secours, retenez l’acronyme PAS : Protéger, Alerter, Secourir. D’abord, on sécurise la zone pour éviter un suraccident. Ensuite, on alerte les secours. Enfin, on porte assistance à la victime dans la limite de ses compétences. Trois lettres, trois réflexes — dans cet ordre, toujours.

Premiers secours : les gestes essentiels que l’examinateur peut vous demander

C’est la catégorie qui fait le plus peur aux candidats — et pourtant, c’est celle qui peut faire la différence entre la vie et la mort sur une route. Rassurons-nous : les questions de Premiers Secours ne demandent pas d’être médecin. Elles évaluent des réflexes simples, logiques, que tout citoyen devrait avoir.

La première chose à savoir, c’est comment alerter les secours. Les numéros à connaître absolument :

  • 15 : SAMU (urgences médicales)
  • 18 : Pompiers
  • 112 : Numéro européen d’urgence, utilisable dans toute l’Union européenne
  • 114 : Numéro d’urgence pour les personnes sourdes ou malentendantes (par SMS ou visiophonie)

Quand vous appelez, vous devez être capable de donner : votre localisation précise, la nature de l’accident, le nombre de victimes et leur état apparent. C’est ce qu’on appelle le bilan d’urgence.

Parlons de la Position Latérale de Sécurité (PLS). On la met en place lorsqu’une victime est inconsciente mais respire. Elle permet d’éviter que la victime s’étouffe avec ses vomissements ou sa langue. Le geste consiste à allonger la victime sur le côté, en veillant à ce que les voies aériennes restent dégagées. En revanche, si la victime ne respire pas, on ne met pas en PLS — on pratique le massage cardiaque, à raison de 30 compressions pour 2 insufflations, en attendant les secours.

Le DAE (Défibrillateur Automatisé Externe) mérite qu’on s’y attarde. C’est un peu comme un GPS pour le cœur : l’appareil vous guide vocalement, étape par étape. Il analyse lui-même le rythme cardiaque et décide s’il faut envoyer un choc électrique. Vous n’avez pas à prendre de décision médicale — vous suivez les instructions. Les DAE sont de plus en plus présents dans les lieux publics (mairies, gares, centres commerciaux) et sont signalés par un panneau vert avec un cœur.

Il y a aussi des gestes à ne pas faire, et l’examinateur peut vous les demander :

  • Ne pas déplacer une victime sauf en cas de danger immédiat (incendie, risque d’explosion) — un déplacement inapproprié peut aggraver une blessure à la colonne vertébrale.
  • Ne pas retirer un casque seul — cela nécessite deux personnes et une technique précise pour éviter de blesser la victime.
  • Ne pas donner à boire à une victime inconsciente ou susceptible d’être opérée.

Voici quelques exemples de questions de premiers secours avec leurs réponses attendues :

  • Que faire face à une victime inconsciente qui respire ? — Alerter les secours (15, 18 ou 112), mettre en PLS, surveiller la respiration jusqu’à l’arrivée des secours.
  • Que faire face à une victime inconsciente qui ne respire pas ? — Alerter les secours, commencer le massage cardiaque (30 compressions / 2 insufflations), utiliser un DAE si disponible.
  • Comment utiliser un DAE ? — Allumer l’appareil, suivre les instructions vocales, coller les électrodes sur la peau nue de la victime, ne pas toucher la victime pendant l’analyse et le choc.
  • Quand ne faut-il pas déplacer une victime ? — Sauf danger immédiat, on ne déplace jamais une victime pour éviter d’aggraver d’éventuelles blessures vertébrales.
  • Quel numéro appeler si vous êtes sourd ou malentendant ? — Le 114, accessible par SMS.
  • Qu’est-ce que la PLS et quand la mettre en place ? — Position Latérale de Sécurité, à mettre en place lorsque la victime est inconsciente mais respire normalement.
💡 Conseil : Pour vraiment ancrer ces gestes en mémoire — bien au-delà du simple examen — nous recommandons vivement de suivre une formation PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1). Cette formation d’une journée, proposée par la Croix-Rouge, la Protection Civile ou les pompiers, vous permet de pratiquer physiquement les gestes sur des mannequins. Le coût est souvent inférieur à 50 €. C’est un investissement qui peut sauver une vie.

Comment réviser les 100 questions du permis efficacement ?

Les méthodes qui fonctionnent vraiment pour mémoriser les réponses

Réviser les 100 questions du permis, ça ne se fait pas en une nuit. Mais avec la bonne méthode, c’est largement à la portée de tout candidat. Voici ce qui fonctionne vraiment, d’après ce qu’on observe au quotidien.

1. La pratique physique sur le véhicule. C’est de loin la méthode la plus efficace. Lire « ouvrir le capot pour vérifier le niveau d’huile » dans une fiche, c’est bien. Le faire concrètement sur le véhicule de votre auto-école, c’est mieux. Demandez à votre formateur de vous consacrer 10 minutes en début ou en fin de leçon pour vous entraîner à localiser la jauge d’huile, le réservoir de lave-glace, les commandes des feux. Le geste ancré dans le corps, ça ne s’oublie pas — contrairement à une réponse mémorisée à la va-vite.

2. Les fiches de révision par catégorie. Créez 4 paquets de fiches distincts : Vérification Intérieure, Vérification Extérieure, Sécurité Routière, Premiers Secours. Sur chaque fiche : la question d’un côté, la réponse attendue de l’autre. Cette organisation par catégorie vous permet de travailler de façon ciblée et de repérer rapidement vos points faibles.

3. La répétition espacée. C’est la technique scientifiquement la plus efficace pour mémoriser sur le long terme. Le principe : revoir les questions difficiles plus souvent, les questions maîtrisées moins souvent. Des outils comme Quizlet permettent de l’automatiser. Concrètement, 15 minutes par jour pendant deux semaines suffisent pour couvrir l’ensemble du référentiel.

Télécharger les 100 questions du permis 2026 : ressources et outils

Vous avez entendu parler des 100 questions du permis, vous savez qu’il faut les connaître… mais vous ne savez pas exactement où les trouver ? Bonne nouvelle : les ressources existent, elles sont souvent gratuites, et on va vous montrer où chercher sans perdre de temps.

La répartition des 100 questions : ce qu’il faut savoir avant de chercher

Avant de télécharger quoi que ce soit, posons les bases. Les 100 questions ne forment pas un bloc homogène — elles sont organisées en trois grandes familles, chacune testant des compétences bien distinctes :

  • Vérification Intérieure et Vérification Extérieure : environ 50 questions au total. Ce sont celles qui portent sur l’état du véhicule — niveaux, pneus, éclairages, ceintures, rétroviseurs…
  • Sécurité Routière : environ 25 questions sur les comportements à adopter, les panneaux, les priorités, les distances de freinage.
  • Premiers Secours : environ 25 questions sur les gestes à effectuer en cas d’accident — appel des secours, position latérale de sécurité, comportement sur les lieux d’un accident.

Ces chiffres sont approximatifs et peuvent légèrement varier selon les versions officielles. L’important, c’est de travailler les trois catégories sans en négliger aucune.

Où télécharger la liste officielle ?

La référence absolue, c’est le ministère de l’Intérieur. Le PDF officiel listant les 100 questions est téléchargeable gratuitement sur le site gouvernemental dédié à la conduite et à la sécurité routière. C’est ce document qui fait foi — pas les versions copiées-collées sur des forums ou des blogs personnels.

En dehors de cette source officielle, plusieurs types de ressources sont disponibles :

RessourceTypeGratuit ou payantAccès
PDF officiel du ministère de l’IntérieurDocument officielGratuitSite gouvernemental (permis de conduire)
Sites d’auto-écoles en ligneListe commentée + explicationsGratuit (parfois inscription requise)En ligne, moteur de recherche
Applications mobiles de révision du permisEntraînement interactifGratuit ou freemiumApp Store / Google Play
Plateformes d’auto-écoles agrééesFormation complète avec suiviPayant (inclus dans le forfait)En ligne ou en agence

La version 2026 : bien vérifier la date de mise à jour

Les 100 questions sont mises à jour régulièrement par les autorités compétentes. La version 2026 est aujourd’hui la référence en vigueur. Or, on trouve encore en ligne des listes datant de 2022 ou 2023, parfois sans aucune mention de date. C’est un piège classique.

💡 Conseil
Avant d’utiliser une liste trouvée en ligne, vérifiez systématiquement la date de publication ou de mise à jour du document. Un site qui ne mentionne pas l’année de sa liste propose peut-être des questions obsolètes — et réviser sur une base incorrecte peut vous faire rater l’épreuve. Privilégiez toujours la source officielle ou les plateformes qui indiquent explicitement « mis à jour 2026 ».

Questions fréquentes sur les 100 questions du permis

Combien de questions sont posées le jour de l’examen du permis ?

Le jour de l’examen pratique du permis de conduire, l’inspecteur pose 3 questions orales au candidat — pas plus. Ces 3 questions sont tirées de 3 domaines distincts : une question sur la vérification du véhicule (intérieure ou extérieure), une sur la sécurité routière, et une sur les premiers secours. Chaque question rapporte un point, soit 3 points au total sur cette épreuve. Pour ne pas être surpris, il faut savoir que ces questions sont toutes issues d’un référentiel connu à l’avance : les fameuses 100 questions du permis. Aucune question ne sort de ce cadre officiel. Autrement dit, tout candidat qui révise sérieusement ce référentiel sait exactement dans quel périmètre l’inspecteur va piocher. C’est une bonne nouvelle : l’épreuve est prévisible, à condition de s’y préparer méthodiquement.

Les 100 questions du permis sont-elles les mêmes pour tous les candidats en 2026 ?

Oui, les 100 questions du permis constituent un référentiel national unique, identique pour tous les candidats au permis B en France en 2026. Ce référentiel est publié officiellement par le ministère de l’Intérieur et les services compétents — il ne varie pas d’une région à l’autre, ni d’un centre d’examen à l’autre. En revanche, ce qui change d’un candidat à l’autre, c’est la sélection des 3 questions effectivement posées à l’oral le jour J : l’inspecteur choisit librement dans ce vivier de 100 questions. Impossible donc de savoir à l’avance lesquelles tomberont exactement. C’est pourquoi la seule stratégie efficace reste de maîtriser l’ensemble du référentiel, sans faire l’impasse sur une catégorie. Certains candidats tentent de ne réviser que les questions « les plus fréquentes » — c’est risqué, car aucune statistique officielle ne garantit la récurrence d’une question précise.

Que se passe-t-il si on ne sait pas répondre à une question lors de l’épreuve orale ?

Si vous ne savez pas répondre à une question lors de l’épreuve orale du permis, vous ne marquez tout simplement pas le point correspondant. L’inspecteur ne reformule pas la question, ne donne pas d’indice, et ne pénalise pas davantage. Sur les 3 points possibles à l’oral, un point manqué reste rattrapable : l’épreuve pratique dans son ensemble est évaluée sur un système de points global, et l’oral n’est qu’une composante parmi d’autres. Cela dit, perdre un point sur trois à l’oral peut faire la différence dans les cas serrés. L’attitude recommandée en cas de doute ? Rester calme, énoncer ce que vous savez avec assurance, et ne pas improviser de réponse hasardeuse — l’inspecteur évalue aussi la cohérence et la clarté de votre réponse. Un silence vaut mieux qu’une réponse fausse affirmée avec conviction.

Comment utiliser un DAE en cas d’urgence : ce que les 100 questions du permis enseignent

Le DAE — Défibrillateur Automatisé Externe — fait partie des notions de premiers secours abordées dans les 100 questions du permis. Son utilisation suit une logique simple, conçue pour que n’importe qui puisse agir sans formation médicale. Première étape : appeler le 15 (SAMU) ou le 18 (pompiers) avant tout. Ensuite, ouvrir le boîtier du DAE et suivre les instructions vocales — l’appareil guide l’utilisateur pas à pas. On place les électrodes sur la peau nue de la victime selon le schéma indiqué, on s’assure que personne ne touche la victime, puis on appuie sur le bouton de choc si l’appareil le demande. Le DAE analyse lui-même le rythme cardiaque et décide s’il faut envoyer un choc. Entre les analyses, on continue le massage cardiaque (30 compressions, 2 insufflations). L’essentiel : ne pas hésiter à s’en saisir, il est conçu pour ça.

Quelle est la différence entre une vérification intérieure et une vérification extérieure au permis ?

La distinction est simple mais importante. La vérification intérieure concerne tout ce que vous pouvez contrôler depuis l’habitacle, sans sortir du véhicule : niveau de carburant, témoins du tableau de bord, fonctionnement des essuie-glaces, de la direction assistée, des rétroviseurs, des ceintures, des feux via les témoins lumineux, etc. La vérification extérieure, elle, implique de sortir du véhicule pour inspecter physiquement ses éléments : état des pneumatiques (pression, usure, dommages visibles), niveaux sous le capot (huile moteur, liquide de refroidissement, liquide de frein, lave-glace), état des feux et des clignotants. Le jour de l’examen, l’inspecteur précise toujours s’il s’agit d’une vérification intérieure ou extérieure — vous n’avez pas à deviner. Dans les deux cas, la réponse attendue est méthodique et verbalisée : montrez le geste ET expliquez ce que vous vérifiez et pourquoi.

Les 100 questions du permis : par où commencer dès aujourd’hui

Voilà, on a fait le tour. Et si on devait résumer ce qu’il faut absolument retenir avant de refermer cet article, ce serait trois choses — pas plus.

Première chose : les 100 questions du permis ne sont pas un secret bien gardé. Elles sont publiques, accessibles gratuitement, identiques pour tous les candidats en France. Il n’y a aucune raison d’arriver le jour de l’examen sans les connaître. C’est l’une des rares épreuves où le périmètre exact est connu à l’avance — autant en profiter pleinement.

Deuxième chose : l’épreuve orale, c’est 3 questions, 3 domaines bien distincts. Une question sur la vérification du véhicule, une sur la sécurité routière, une sur les premiers secours. Ces trois domaines ne se préparent pas de la même façon : la vérification se travaille les mains dans le moteur, la sécurité routière se révise par la lecture et la mémorisation, et les premiers secours demandent de visualiser des gestes concrets. Faire l’impasse sur l’un de ces trois piliers, c’est prendre un risque inutile.

Troisième chose : la meilleure préparation reste celle qui combine la pratique physique sur le véhicule et des révisions régulières par catégorie. Lire les questions dans sa tête, c’est bien. Savoir pointer du doigt la jauge d’huile sous le capot d’une vraie voiture, c’est mieux. L’inspecteur observe le geste autant que la réponse.

Alors concrètement, voilà ce qu’on vous recommande de faire dès aujourd’hui — trois actions, pas davantage :

  • 📥 Téléchargez le PDF officiel des 100 questions du permis 2026 — il est disponible gratuitement sur les sites officiels du ministère et de la Sécurité routière.
  • 🚗 Entraînez-vous à localiser les éléments à vérifier sur le véhicule de votre auto-école, avec votre moniteur ou en autonomie supervisée — capot ouvert, moteur froid, checklist en main.
  • 📅 Révisez 10 questions par jour pendant 10 jours — c’est suffisant pour couvrir l’ensemble du référentiel sans surcharge, en gardant du temps pour ancrer les réponses en mémoire.

Le permis de conduire, ce n’est pas une épreuve de chance. C’est une épreuve de préparation. Et sur cette épreuve-là, vous avez toutes les cartes en main.

Didier Marchais, gérant du centre VHU agréé Auto·Destruction
L'auteur
Didier Marchais

Gérant d'Auto·Destruction, centre VHU agréé à Cholet (49). 38 ans de métier dans la famille. « On vous décharge de tout, paperasse comprise. »

Une voiture à détruire ?

On s'occupe de tout, paperasse comprise.