Vous avez grandi en regardant James Bond au volant d’une Aston Martin DB5 et vous vous demandez ce que vaut vraiment cette voiture aujourd’hui — combien elle coûte, si elle est accessible sur le marché de l’occasion, et pourquoi elle continue de faire battre le cœur des collectionneurs du monde entier ? Née en 1963 dans les ateliers britanniques d’Aston Martin, la DB5 n’est pas simplement une belle mécanique des années 1960 : c’est une icône absolue, propulsée au rang de mythe par son apparition dans Goldfinger en 1964, et depuis jamais vraiment redescendue de ce piédestal. Dans ce guide complet, on vous explique tout — son histoire, sa fiche technique, sa cote actuelle et les conseils concrets pour acheter sans se tromper.
En bref :
- ● L’Aston Martin DB5 est une voiture de sport britannique produite de 1963 à 1965, avec seulement 1 059 exemplaires fabriqués au total.
- ● Elle embarque un moteur 6 cylindres en ligne de 3 995 cm³ développant 286 ch à 5 500 tr/min, pour une vitesse maximale de 240 km/h.
- ● Rendue mondialement célèbre par James Bond dans Goldfinger (1964), la DB5 est considérée comme l’automobile de fiction la plus iconique de l’histoire du cinéma.
- ● Sa cote sur le marché de l’occasion oscille entre 804 247 € et 1 144 066 €, avec un prix médian autour de 986 273 €.
- ● Trois variantes existent : le coupé standard, la Volante (cabriolet) et la version Vantage portée à 340 ch.
- ● L’entretien est coûteux et les pièces rares — un achat à ne pas envisager sans inspection préalable par un spécialiste.
L’histoire de l’Aston Martin DB5 : une légende née en deux ans
Vous avez déjà entendu parler de la série DB d’Aston Martin, mais vous n’êtes pas tout à fait sûr de ce que ces deux lettres signifient ? Pas de panique, c’est une question que beaucoup se posent. DB, ce sont tout simplement les initiales de David Brown, l’industriel britannique qui rachète Aston Martin en 1947 et décide d’apposer ses initiales sur chacun de ses modèles. C’est un peu comme si Renault avait appelé ses voitures « LR » en hommage à Louis Renault — une façon de marquer son territoire et d’inscrire son nom dans l’histoire.
La DB5 naît dans ce contexte. Elle est présentée au public en juillet 1963, lors du Salon de Londres. Ce n’est pas une révolution radicale : Aston Martin ne repart pas d’une feuille blanche. La DB5 est une évolution directe et soignée de la DB4, affinée dans ses moindres détails. On améliore le moteur, on retouche le tableau de bord, on peaufine la finition. La philosophie est simple : prendre une formule qui fonctionne et la pousser encore plus loin.
La production reste très confidentielle. En deux ans seulement — de 1963 à 1965 — l’usine de Newport Pagnell, dans le Buckinghamshire, n’assemble que 1 059 exemplaires. C’est peu. Très peu. Pour vous donner une idée, Porsche produisait davantage de 911 en quelques semaines à la même époque. Parmi ces exemplaires, on compte 123 cabriolets Volante, dessinés comme le coupé par les carrossiers italiens de chez Touring de Milan, qui signent cette silhouette élégante et intemporelle.
| Année de lancement | Fin de production | Total produit | Dont coupés | Dont Volante cabriolets |
|---|---|---|---|---|
| 1963 | 1965 | 1 059 | 886 | 123 |
💡 Astuce : DB5 ou DB4 Série 5 ?
Ces deux modèles se ressemblent énormément et sont souvent confondus, même par des passionnés. Pour les distinguer, regardez sous le capot : la DB5 possède trois carburateurs SU double corps, là où la DB4 Série 5 n’en a que deux. Le tableau de bord a également été légèrement revu sur la DB5, avec une instrumentation plus complète. En cas de doute, le numéro de châssis reste la référence absolue.

Fiche technique de l’Aston Martin DB5 : ce que cachent les chiffres
Les chiffres d’une fiche technique, c’est comme la carte d’identité d’une personne — ça ne dit pas tout, mais ça donne les repères essentiels. Derrière les données brutes de l’Aston Martin DB5 se cache une philosophie mécanique bien précise, celle d’une voiture construite pour allier performance et raffinement. Décortiquons tout ça ensemble.
Moteur et performances : 286 chevaux sous le capot
Le cœur de la DB5, c’est un 6 cylindres en ligne de 3 995 cm³ — alésage 96 mm, course 92 mm. Il développe 286 ch à 5 500 tr/min et un couple de 39,8 mkg à 3 850 tr/min. Trois carburateurs double corps SU l’alimentent, secondés par un double arbre à cames en tête. La transmission s’effectue via une boîte 5 rapports en propulsion.
Pourquoi un 6 cylindres en ligne plutôt qu’un V8 ? À l’époque, le 6 en ligne était considéré comme l’architecture noble par excellence. Son équilibrage naturel lui confère une douceur de rotation incomparable — imaginez une toupie parfaitement centrée qui tourne sans vibration. C’est précisément ce raffinement qui distinguait Aston Martin de la concurrence.
Côté performances : 0 à 100 km/h en 7,5 secondes, vitesse maximale de 240 km/h, 400 m départ arrêté en 16,0 secondes. Le réservoir affiche une capacité de 86 litres. Pour les amateurs de chiffres purs, le ratio poids/puissance s’établit à 5,12 kg/ch.
Il existe également une version Vantage, plus exclusive encore, qui troque les carburateurs SU contre trois carburateurs Weber — des instruments plus pointus, réglés plus agressivement, qui portent la puissance à 340 ch. La différence entre SU et Weber ? Les SU sont des carburateurs à dépression variable, souples et faciles à vivre au quotidien. Les Weber sont des carburateurs à corps fixe, plus gourmands en réglage mais capables de délivrer davantage de puissance à haut régime.
Châssis, dimensions et carrosserie : l’élégance italienne signée Touring
La DB5 mesure 457 cm de long, 168 cm de large et 134 cm de haut, pour un poids de 1 465 kg. Sa silhouette est l’œuvre des carrossiers italiens de chez Touring de Milan, qui utilisent leur technique brevetée Superleggera : une structure de fines tubulures d’acier sur laquelle viennent se fixer des panneaux de carrosserie en aluminium.
L’aluminium, c’est l’avantage et l’inconvénient réunis dans un même métal. Avantage : il est léger, ce qui contribue aux performances. Inconvénient : il se répare difficilement et coûte cher à travailler — trouver un carrossier capable d’intervenir correctement sur une DB5 aujourd’hui relève du parcours du combattant.
Le châssis est tubulaire en acier. Les suspensions font appel à des triangles superposés à l’avant et à un essieu rigide à l’arrière. Les freins à disques aux 4 roues constituaient une innovation notable pour l’époque — beaucoup de voitures utilisaient encore des tambours à l’arrière. Les pneumatiques chaussent du 6.70 x 15. Deux versions de carrosserie sont disponibles : le coupé 2+2 et le Volante cabriolet.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Moteur | 6 cylindres en ligne, 3 995 cm³ |
| Puissance | 286 ch à 5 500 tr/min |
| Couple | 39,8 mkg à 3 850 tr/min |
| 0 à 100 km/h | 7,5 secondes |
| Vitesse max | 240 km/h |
| Longueur / Largeur / Hauteur | 457 / 168 / 134 cm |
| Poids | 1 465 kg |
| Réservoir | 86 litres |
| Version Vantage | 340 ch (carburateurs Weber) |
⚠️ Attention : version Vantage
La version Vantage à 340 ch est plus rare et sensiblement plus chère à l’entretien. Avant tout achat, vérifiez l’authenticité des carburateurs Weber — certains exemplaires ont été convertis a posteriori sans que la documentation le mentionne clairement. Un spécialiste saura faire la différence.
L’Aston Martin DB5 et James Bond : comment une auto est devenue un mythe
Si vous tapez « Aston Martin DB5 » dans un moteur de recherche, il y a de fortes chances que ce soit James Bond qui vous ait mis la puce à l’oreille. Et ce n’est pas un hasard. La relation entre la DB5 et l’agent 007 est l’une des histoires de marketing les plus puissantes — et les plus involontaires — de l’industrie automobile.
Tout commence en 1964, avec le film Goldfinger. Initialement, c’est une DB4 qui était prévue pour le tournage. Mais Aston Martin, désireux de promouvoir son nouveau modèle, parvient à convaincre la production de substituer la toute nouvelle DB5. Le résultat dépasse toutes les espérances.
Dans le film, la DB5 de Bond est équipée d’un arsenal imaginé par l’armurier fictif Q : siège éjecteur, mitrailleuses dissimulées derrière les phares avant, plaques d’immatriculation pivotantes, huile déversée sur la chaussée, vitres blindées. Des gadgets spectaculaires qui n’ont, évidemment, aucune existence sur les modèles de série. La DB5 revient ensuite dans Thunderball en 1965, consolidant encore davantage son statut iconique.
L’impact commercial est immédiat et massif. Avant Goldfinger, Aston Martin était une marque confidentielle, admirée des connaisseurs mais inconnue du grand public. Après la sortie du film, les commandes explosent. La DB5 devient le symbole mondial du luxe britannique et du style masculin élégant.
En 2019, l’une des DB5 utilisées pour le tournage de Goldfinger et Thunderball est vendue aux enchères chez RM Sotheby’s pour la somme record de 6,4 millions de dollars. Un chiffre qui illustre à lui seul la puissance du mythe. Et en 2021, dans No Time to Die, la DB5 fait son grand retour à l’écran, 57 ans après Goldfinger — preuve que certaines légendes ne vieillissent pas.
💡 Conseil acheteur
Aucun exemplaire de série de la DB5 ne possède les gadgets de James Bond. Si une annonce met en avant des équipements « inspirés de 007 » pour justifier un prix hors norme, prenez cela comme un signal d’alarme plutôt que comme une valeur ajoutée réelle.
Cote et marché de l’occasion : combien vaut une Aston Martin DB5 aujourd’hui ?
Vous vous demandez combien coûte une Aston Martin DB5 sur le marché de l’occasion aujourd’hui ? La réponse va peut-être vous surprendre — ou pas, si vous avez lu les sections précédentes. Avec seulement 1 059 exemplaires produits, la rareté fait la loi.
D’après une analyse de 5 annonces actives recensées sur 18 sites spécialisés (données juin 2026), la fourchette de prix s’étend de 804 247 € à 1 144 066 €, avec un prix médian autour de 986 273 €. La durée moyenne de vente est de 29 jours — relativement court pour une voiture de cette valeur, ce qui témoigne d’une demande réelle et soutenue.
Plusieurs facteurs font varier la cote de façon significative :
- La version cabriolet Volante vaut généralement 20 à 30 % de plus que le coupé, en raison de sa plus grande rareté (123 exemplaires seulement).
- La version Vantage (340 ch) commande une prime de 15 à 25 % supplémentaire.
- Le kilométrage joue un rôle : le maximum recensé sur les annonces actuelles est de 48 499 km.
- La couleur d’origine influence fortement la valeur — le Silver Birch (gris argenté), couleur de la DB5 de Bond, est la teinte la plus recherchée.
- Un historique d’entretien documenté et complet est indispensable pour justifier le prix demandé.
À noter : 40 % des annonces actives ont récemment enregistré une baisse de prix, avec des économies pouvant atteindre 32 765 €. Le marché reste principalement animé par des plateformes spécialisées comme Le Parking ou des maisons de vente aux enchères internationales.
| Modèle | Année | Production totale | Puissance | Cote actuelle (approx.) |
|---|---|---|---|---|
| Aston Martin DB5 | 1963–1965 | 1 059 | 286 ch | 804 000 – 1 144 000 € |
| Ferrari 250 GT | 1954–1964 | ~2 800 | 240 ch | 500 000 – 3 000 000 € |
| Jaguar E-Type | 1961–1975 | ~72 500 | 265 ch | 60 000 – 200 000 € |
⚠️ Attention aux baisses de prix récentes
40 % des annonces affichent des baisses de prix — cela peut indiquer une surévaluation initiale du vendeur, mais aussi des défauts découverts lors de visites précédentes. Ne jamais acheter sans expertise indépendante préalable.
Guide d’achat pour une Aston Martin DB5 d’occasion : les points à vérifier avant de signer
Acheter une Aston Martin DB5, c’est un peu comme adopter un château du XVIIe siècle — magnifique, chargé d’histoire, mais il faut absolument savoir dans quoi on s’engage avant de signer. Voici les points essentiels à vérifier, sans détour.
La carrosserie aluminium en premier lieu. C’est le point de vigilance numéro un. L’aluminium de la carrosserie entre en contact avec l’acier du châssis tubulaire, ce qui crée un phénomène de corrosion galvanique — les deux métaux réagissent chimiquement entre eux en présence d’humidité. Inspectez soigneusement toutes les jonctions carrosserie/châssis. Une réparation sur carrosserie aluminium ancienne peut rapidement atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Le moteur et ses points faibles. Le
Questions fréquentes sur l’Aston Martin DB5
Combien d’Aston Martin DB5 ont été produites au total ?
Entre 1963 et 1965, Aston Martin a produit 1 059 exemplaires de la DB5, toutes versions confondues. Parmi eux, 123 cabriolets Volante, 12 shooting brakes (carrosserie Estate signée Harold Radford) et seulement 65 versions Vantage. Une production confidentielle qui explique en grande partie la rareté — et la valeur — de ce modèle sur le marché actuel.
Quelle est la cote actuelle d’une Aston Martin DB5 sur le marché de l’occasion ?
La cote d’une Aston Martin DB5 tourne aujourd’hui autour d’une valeur médiane de 986 273 €. Les exemplaires les mieux documentés, avec historique complet et numéros de châssis cohérents, dépassent fréquemment le million d’euros. Les versions Vantage ou Volante, plus rares, atteignent des sommets encore supérieurs lors des grandes ventes aux enchères internationales.
Dans quels films James Bond apparaît l’Aston Martin DB5 ?
La DB5 fait sa première apparition dans Goldfinger (1964), puis dans Opération Tonnerre (1965). Elle revient ensuite dans GoldenEye (1995), Tomorrow Never Dies (1997), Casino Royale (2006), Skyfall (2012), Spectre (2015) et Mourir peut attendre (2021). Sept décennies de cinéma — un record pour une automobile.
Quelle est la différence entre une Aston Martin DB5 standard et une version Vantage ?
La version Vantage reçoit une préparation moteur plus poussée : trois carburateurs Weber double corps au lieu des deux SU de série, pour une puissance portée à environ 314 ch contre 282 ch sur la version standard. Résultat : des performances nettement supérieures, une rareté extrême (65 exemplaires produits) et une cote en conséquence, souvent 30 à 50 % au-dessus d’une DB5 classique.
Peut-on utiliser une Aston Martin DB5 comme voiture de tous les jours ?
Techniquement, rien ne l’interdit — la DB5 est une vraie GT, conçue pour rouler. En pratique, cependant, l’utilisation quotidienne est déconseillée : usure accélérée des pièces d’origine, budget entretien annuel élevé (5 000 à 15 000 €), et impact direct sur la valeur de l’Aston Martin DB5. La plupart des propriétaires réservent leur exemplaire aux sorties occasionnelles et aux rassemblements de collection.
Aston Martin DB5 : par où commencer si vous envisagez sérieusement l’achat
Voilà, on a fait le tour. La DB5, c’est bien plus qu’une vieille anglaise à carburateurs — c’est une pièce d’histoire, à la croisée du génie industriel britannique et de la culture populaire mondiale. Trois choses essentielles à garder en tête avant d’aller plus loin.
Première réalité : cette Aston Martin DB5 est rare, chère, et sa valeur repose autant sur son aura cinématographique que sur ses qualités mécaniques intrinsèques — la cote médiane frôle le million d’euros, et elle ne descend pas.
Deuxième point : acheter une DB5, c’est aussi s’engager sur la durée. Comptez 5 000 à 15 000 € par an d’entretien, et ne faites jamais l’impasse sur une expertise indépendante avant toute transaction.
Troisième repère : le marché existe, mais il est peu fourni. Surveillez les plateformes spécialisées et les grandes maisons de vente aux enchères — c’est là que les belles opportunités se présentent.
Voilà ce qu’il vous reste à faire : définissez votre budget total (achat + entretien sur 3 ans), contactez l’AMOC pour une liste d’experts agréés, et ne signez rien sans avoir vu le numéro de châssis de vos propres yeux.